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Afin de recueillir le ressenti des acteurs de la clause sociale, j'ai interviewé deux personnes ayant eu un rôle clef dans le déroulement de la clause sociale. Il aurait été intéressant de pouvoir obtenir l'avis d'un salarié, malheureusement, ceux-ci sont réticents à répondre à nos questions.

 
 1) Camille PIALOUX, conseillère emploi  à la Mission Locale des Jeunes du Bassin de Thau.

Marché : Délégation de service public pour l'exploitation des thermes de Balaruc-les-bains

Donneur d'ordre : Mairie de Balaruc-les-Bains

Entreprise : La Société Publique Locale d'Exploitation des Thermes (SPLETH)

 

  • Combien de salariés de la SPLETH avez-vous suivi dans le cadre de la clause sociale  ?

La mission locale a accompagné 15 jeunes qui ont été embauchés en Emploi d’avenir (7 sur 2013 et 8 en 2014) sur des postes d’agent thermal (10) et d’agents d’entretien (5).

 

  • Quel a été votre rôle dans le déroulement de cette action pour l'emploi ?

La mise en place des emplois d’avenir nécessite de poser un certain cadre au démarrage du contrat comme la définition d’un calendrier de rendez-vous de suivi dans l’emploi, la mise en place d’un plan prévisionnel de formation. Nous sommes donc intervenus en tant que prescripteur de cette mesure pour formaliser les embauches et assurer le suivi dans l’emploi mais également pour s’assurer d’une montée en compétences des jeunes embauchés.

 

  • Quelles ont été les difficultés rencontrées ?

Nous avons rencontrés un certain nombre de difficultés au moment des recrutements mais aussi par la suite pour assurer le suivi. Au moment du recrutement, c'est la SPLETH qui a proposé une liste de personnes qu'elle avait repéré parmi ses salariés en contrats précaires et nous devions étudier leur éligibilité aux emplois d’avenir. Difficultés aussi par la suite pour pouvoir assurer le suivi dans l’emploi : planification des rendez-vous compliquée, absence des tuteurs ou des jeunes au moment du rendez-vous, coordination avec l’AGEFOS sur la partie formation…mais aussi, difficulté pour les jeunes de comprendre la place de chaque intervenant ( AFPA Transition et MLIJ).

 

  • Trouvez-vous que cette clause sociale a été globalement porteuse pour les jeunes que vous avez suivis?

Oui, car elle a permis à un certain nombre de jeunes que nous accompagnions et qui étaient en contrats précaires (CDD saisonnier ou de remplacement) d’avoir un emploi à temps plein sur l’année. Mais tous s’inquiètent encore de leur avenir après le contrat aidé.

 

  • Pouvez-vous me parler d'un ou deux salariés pour lesquels cette action professionnelle a eu un intérêt particulier?

L'expérience a eu un intérêt particulier pour 2 personnes qui ont validé leur CAP Maintenance et Hygiène de Locaux en amont de leur prise de poste. Ils sont plus à l’aise sur leur poste et leurs collègues les sollicitent souvent pour avoir leur avis (même s’ils sont les plus jeunes). Ils sont toujours en poste mais l’un d’eux souhaite créer son entreprise d’ici 2016.


 

2) Baptise BENET, chef de chantier de l'entreprise COLAS.

Marché : le chantier d'aménagement de la ZAC Garosud à MONTPELLIER

Donneur d'ordre : SERM

Entreprise : COLAS  

 

  • Dans quel cadre avez-vous été associé à une clause sociale?

Une obligation contractuelle nous a demandé de réserver une part de la masse salariale à l'insertion professionnelle. Elle est imposée par la SERM, le client de notre chantier ZAC Garosud extension tranche 2.

 

  • Aviez-vous des appréhensions par rapport à la collaboration avec un salarié dit "en insertion" ?

 Pas particulièrement, notre seule appréhension est liée au savoir-faire technique, qui demande au chef de chantier de l’implication en terme de formation continue. La motivation, l’envie d’apprendre, le dynamisme, le sérieux de la personne sont les qualités prépondérantes que nous attendons de tout salarié embauché, y compris par l’intérim, et ces qualités sont heureusement présentes chez certaines des personnes concernées par l’insertion sociale ; ce sont nos priorités.

 

  • A quel partenaire avez-vous fait appel pour réaliser votre clause sociale?

 Nous avons fait appel à la mise à disposition de personnel par l'entreprise de travail temporaire d'insertion PIL’Emploi de Montpellier.

 

  • La collaboration avec le salarié mis à disposition a t-elle été intéressante pour vous?

Nous n’avons pas rencontré de difficultés spécifiques au statut « insertion » de la personne. Le salarié s’est intégré dans l’équipe au même titre qu’un autre intérimaire en longue durée.

 

  • Savez-vous ce qu'est devenu ce salarié ?

Il travaille actuellement hors clause sociale car il est sorti des critères "insertion". Il est en intérim dans notre équipe travaux, toujours la même, dans un cadre d’accroissement d’activité. Nous ne sommes pas en mesure de réaliser des embauches autrement qu’en intérim étant donné la conjoncture du secteur BTP ces dernières années.

 

Amélie MARCHAL-Assistante-27 Juillet 2015